24 janvier 2007

Dé-VISAGEs

PORTRAITS DU 21e SIECLE

Exposition collective

9 au 18 mars 2007

Galerie des AAB, 32 rue de la Mare,75020 Paris

Métro Jourdain ou Couronnes

Tous les jours de 15 à 20h

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Vernissage : samedi 10 mars de 15 à 21h

Atelier pour enfant le mercredi 14 mars 2007 de 14h à 17h30

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visuelexpo

Le portrait de salon du 19e siècle est passé de mode au début du siècle, quand il n’était plus question de vivre avec son aïeul accroché au mur.

Il a maintenant trouvé sa place, dans le brassage culturel urbain de Belleville du 21e siècle. Riche de cette diversité gagnée, le portrait change de ton, pour participer modestement à l’inventaire éclectique d’une société qui change de repères.

Quelque chose nous interpelle dans la forme insaisissable d’un visage anonyme. C’est peut-être la forme concrète d’un rêve, d’un flou intérieur qui se fait et se refait, et qui nous ressemble, sans pour autant effacer nos différences. Se devinent alors, derrière un cou penché, ou un début de sourire, des états d’âme enfouis et communs.

Au siècle où le passeport électronique à puce permet de certifier l’identité extérieure de l’autre,six artistes proposent une collection de « portraits de l’intérieur », un patrimoine intangible de ce flou qui nous rassemble.

De la photo argentique à la peinture à l’huile, du bronze au collage numérique, cette galerie de visages exotiques et contemporains nous engage à questionner quel sens accorder désormais au portrait.

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Les artistes :

Marie-Jeanne Caprasse

Estela Currao

Marie Decraene

Estelle Lagarde

Marie-Sophie Madre

Bella le Nestour

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Contact presse et visuels sur demande : Estelle Lagarde •Té l. 06 80 83 53 21 • lagardeestelle@yahoo.fr

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Marie-Jeanne Caprasse

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Née en 1972 à Liège (Belgique). Vit et travaille à Paris.

mjcaprasse@yahoo.fr — http://www.caprasse.eu

Parce que chaque figure est une manière d’habiter le monde, Marie-Jeanne Caprasse explore le visage humain, son territoire, ses bords

et l’au-delà de ses frontières.

Elle traque la vie et l’épaisseur du temps qui donnent aux figures une singularité de chaque instant.

Sa peinture accuse les lignes de tension du visage pour débusquer l’expression et donner à voir l’invisible, la figure derrière la figure, le lien secret qui l’unit au monde des choses visibles.

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Estela Currao

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Née à Buenos Aires en 1970.

www.estelacurrao.net

Travaillant particulièrement la terre, par la déconstruction du portrait, j’évoque la simultanéité de l’émotion et les différents conflits intérieurs chez chacun de nous. C’est pourquoi j’attire le spectateur sur le regard du sujet représenté pour le confronter au trou noir de la conscience.

« ....C’est ce moment particulier où le visage devient monstre exhibant la beauté insupportable d’une métamorphose en train de se produire sous les assauts conjoints des mains pétrisseuses et des yeux brûlés de nuit, que les sculptures d’Estela Currao nous font éprouver. C’est alors le ciel qui semble tomber sur ces visages, le ciel des orages et des tempêtes, mais c’est aussi la terre des volcans et des fl euves qui semblent en remonter, et c’est la puissance des mains et celle du regard qui se mêlent en un paysage singulier où ce n’est plus ni soi ni l’autre qui semblent devoir exister, mais le devenir violent de leur beauté conjointe, fascinante et fascinée. » Jean Louis POITEVIN (novembre 2006)

« Le regard n’est pas un

acteur qui pénètre tranquillement

sur la scène

du monde, mais bien qui

transperce ou déchire de

manière violente et anonyme

la face du monde

et le visage : « surface

trouée, mur blanc/trou

noir » ... « Ce qui apparaît

dans la profondeur d’un regard grand ouvert, ce

n’est pas la présence harmonieuse d’un personnage

qui fait partie du monde, mais la présence

" de quelque chose/rien », « d’un quelqu’un/

personne », d’une existence sans identité, qui

pénètre dans le monde. »

G. Deleuze – F.Guattari

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Marie Decraene

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Née en 1965. Vit et travaille à Paris.

www.portraits-poetiques.com

Dans ce que j’appelle mes « portraits poétiques », j’essaie de percevoir en quoi malgré notre vie de tous les jours, malgré nos gestes quotidiens – aussi petits soient-ils, insignifiants et parfois ridicules, si peu singuliers, si peu remarquables – nous restons quand même des héros, des êtres profondément lyriques. Entre tradition symboliste et art numérique, mes portraits sont autant de visages avec lesquels je suis entrée en empathie.

Photos, peinture, papier, toile, Internet, fabrication virtuelle, comme pour les technoïdes,tout est bon à sampler, à mixer et enfin, à coller pour une nouvelle proposition poétique.

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Estelle Lagarde

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Photographe née en 1973 à Chatenay-Malabry. Vit et travaille à Paris.

Estelle Lagarde décide de se consacrer à la phtographie en 1996 avec une série d’images noir et blanc sur l’étrangeté des ambiances à la fois indéfi nies et profondes, au sujet de personnages et de paysages correspondants à certains états d’âme. La maîtrise de la prise de vue est poussée jusqu’au tirage, pour obtenir les contrastes qui transcrivent ces émotions.

Aujourd’hui, la démarche est orientée autour du témoignage du temps en utilisant aussi la photographie couleur. Il s’agit de transcrire, les matières et les couleurs du temps.

Ces portraits ont été réalisés sur pellicule argentique et développés par mes soins. Les produits mêmes qui doivent révéler et conserver l’image peuvent, dans certaines circonstances, avoir les effets inverses. L’enchaînement des temps de révélation perturbé volontairement, le rinçage partiel, la réaction chimique excessive, compose et décompose le sujet. Lorsque l’image est à point, elle est fixée comme une oeuvre unique impossible à reproduire. Il n’y a pas de numérotation de tirage, il n’y a pas de clône d’image, pas d’éternité figée. Des hommes et des femmes que révèlent le temps.

« Montrer ta peau scarifiée par le destin, les ébullitions passionnées,

les stigmates faits par d’autres, les effl orescences

de l’amour, l’écume asséchée des souvenirs de ceux qui

n’ont fait que traverser de part en part… Altéré le tirage

d’une façon unique, comme toi… »

Christophe Lambert

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Marie-Sophie MADRE

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Artiste peintre et art thérapeute

Ayant séjourné dans divers pays – Gabon, Brésil, Espagne, Turquie, Etats-Unis – ma curiosité s’est portée sur les couleurs, la lumière, la gestuelle des gens.

Je joue dans ma peinture avec tous ces éléments et parfois j’ouvre des portes à des pays imaginaires où les personnages qui y vivent me parlent !

C’est un voyage dialogue entre ma peinture et moi. Je passe du temps à explorer dans mon atelier les différentes matériaux : acrylique, huile, encres, pastels, pigments, bombes.

Ces moments là sont des clefs de ma technique et je suis à l’écoute des surprises possibles.

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Bella LE NESTOUR

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Peintre et cinéaste née en 1957 à Paris.

contact: bella@powerofmusic.net

http://www.ateliers-artistes-belleville.org/pg.php?p=2&c=adh

A 10 ans, j’aide mon père en mélangeant pigments et colle de peau de lapin dans les ateliers de l’Opéra. C’est en voyageant que j’apprends à utiliser mon rotring. Mes cahiers se couvrent de scènes de rue de Bamako à Barcelone. A San Francisco, je réalise une série de courts-métrages montés à partir de rushes trouvés dans une poubelle. Ces drôles de clips musicaux commentent l’état d’urgence de la planète. Départ pour Hollywood en 1988 pour en brosser plus tard un portrait décalé du rêve americain.

De retour en France dans le Paris du 21e siècle, je réalise une série de portraits à l’huile, un inventaire éclectique inspiré de mes rencontres entre Belleville et Hollywood.

Derrière chacun de ces regards s’esquisse un rêve, une histoire d’un monde en devenir.

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ATELIER POUR ENFANTS

Mercredi 14 mars 2007 entre 14 et 17h30

Dans le cadre de l’exposition DE-VISAGE(S), les artistes Marie-Sophie Madre et Marie Decraene animeront le mercredi 14 mars, deux ateliers destinés à des enfants de 7 à 12 ans (matériel artistique fourni).

Première séance de 14h à 15h30 et seconde séance de 16h à 17h30.

A leur arrivée à l’atelier, les enfants sont invités à regarder les oeuvres exposées.

Dans un deuxième temps, des reproductions en noir et blanc des portraits leurs seront remises pour qu’ils se les approprient : pliage, découpage, reconstitution, collage, mise en couleurs…

L’atelier prend fin avec l’accrochage du travail des enfants et une discussion avec eux sur leur création.

Informations pratiques

Participation aux frais de 3 euros.

Inscription recommandée en téléphonant au 06 63 49 39 15

le nombre de places disponibles est limité à 8 enfants par atelier.

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